Bonne année 2008. Résolutions (!!!) : oser, m'engager, travailler...
Nouvelle nouvelle : il paraît (je dis bien paraît) que j'ai de lointaines origines (je dis bien lointaines) mongoles (de Mongolie donc) ... Je m'en vais méditer là-dessus XD
Batbayar Damdisuren incarne avec force l'âpreté et la fragilité d'un mode de vie unique : celui des cavaliers mongols...
Batbayar est né il y a 37 ans dans un village de la région du Bulgan, au nord-ouest d'Oulan-Bator. Jusqu'à l'âge de 8 ans, le petit garçon fait de fréquents séjours chez ses grands-parents éleveurs. C'est là qu'il découvre son amour pour les animaux et la liberté. À 26 ans, il épouse Daguima mais continue à tenir l'unique boutique du village avec sa mère, Purevja. C'est un an plus tard que Batbayar décide de changer radicalement de vie : il vend ses deux maisons, achète du bétail et une yourte pour devenir un éleveur nomade.
Mais il doit surtout apprendre à survivre seul dans la steppe. Dans cet environnement grandiose, les températures peuvent descendre à -40°C l'hiver et monter à 40°C l'été, les pâturages sont pauvres, et les loups nombreux... Autant de menaces qui rendent la vie dans la steppe si difficile. Après la chute du communisme, beaucoup de Mongols ont tenté et raté une telle reconversion. Pas lui. Avec la volonté de réussir chevillée au corps, Batbayar s'emploie chaque jour à être le meilleur éleveur et à respecter les traditions. Comme ses ancêtres, il honore les esprits de la Nature, suit scrupuleusement les règles de l'hospitalité mongole, et déplace son troupeau au rythme des saisons. Batbayar n'en est pas moins conscient des réalités de son pays, en pleine mutation : urbanisation inquiétante, passage brutal à une économie de marché, et un changement des valeurs vers l'individualisme...
Aujourd'hui, sa famille s'est agrandie. Daguima lui a donné deux fils. Son jeune frère est venu lui prêter main-forte comme l'exige la tradition. Malgré les aléas climatiques, son troupeau est prospère :quelques centaines de moutons, chèvres, vaches et surtout 80 chevaux si chers à son c½ur. Le cheval occupe une place centrale dans la vie de Batbayar. Bien plus qu'un outil de travail, il est un objet de prestige. Pour les Mongols, il symbolise la force vitale, l'esprit libre... Un jour, Batbayar réalisera peut-être son autre rêve : éditer un livre de tous ses dessins de chevaux de course.
Citations :
Maintenant, vous connaissez mes valeurs : aimer son prochain, respecter la Nature...
Si on arrive à avoir du plaisir avec tout ça, c'est une satisfaction rare. Dans un moment comme celui-là, je me dis qu'on vit sur la même planète, en dehors des langues et des religions. On est tout simplement des humains sur cette Terre.
La privatisation de la terre, ce n'est pas pour les Mongols, ni pour la Mongolie. À l'époque de nos ancêtres, les Mongols luttaient toujours pour la liberté de leur terre. Les Mongols sont très attachés à leur terre. Nous avons un proverbe qui dit : « Ne donne jamais cette terre, même si Dieu te le demande »
[ Rendez-vous en Terre Inconnue ]